Y-a-t-il des signes avant-coureurs des séismes, dont la signature dans la haute atmosphère terrestre soit détectable depuis l’espace ?


C’est pour répondre à cette question que le petit satellite expérimental du Cnes a été lancé en juin 2004. Pour le responsable scientifique de la mission Demeter – du nom de la déesse grecque de l’agriculture – la preuve est faite « statistiquement » qu’avant et après un séisme le satellite observe des perturbations électromagnétiques dans l’ionosphère. Des résultats controversés qui attirent l’attention sur cette région de l’espace utilisée par les militaires pour communiquer à grande distance avec les sous-marins. Une zone sensible, soumise, au-dessus, à l’influence de la magnétosphère qui lui envoie des particules solaires lors des éruptions de l’astre du jour et, en dessous, à l’influence des vents de très haute altitude et des orages.
Un enjeu stratégique pour les communications et la localisation.


Pour en savoir plus :
  • Peut-on prévoir les séismes depuis l’espace? La réponse de Demeter,
    Ciel & Espace n°444, mai 2007